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Grand Est

 Une hausse des habitants essentiellement limitée aux communes de banlieue

Publié le 31/12/2018 dans Collectivités

Entre 2011 et 2016, la population des 50 communes les plus peuplées stagne, alors qu’elle diminuait de 0,3 % entre 2006 et 2011. Cette amélioration est due à une augmentation du nombre d’habitants dans les communes de banlieue (+ 0,3 %), alors qu’il diminue légèrement dans les villes-centres (- 0,1 %). On retrouve ainsi les plus fortes hausses en périphérie des centres de pôles, notamment à Lingolsheim et Ostwald (+ 2,1 % et + 2,0 %) près de Strasbourg ou encore à Woippy et Fameck (+ 1,5 % et + 1,4 %) près de Metz. Les plus fortes baisses sont quant à elles situées dans des villes-centres, plutôt de départements à dominante rurale, comme Sedan, Saint-Dié- des-Vosges, Lunéville et Charleville-Mézières (entre - 1,1 % et - 1,9 %). Les évolutions sont diverses dans les sept communes de plus de 50 000 habitants. Strasbourg, première commune de la région, connaît une bonne dynamique après une diminution de sa population entre 2006 et 2011 (+ 0,5 % après - 0,1 %). Celle-ci se confirme également au niveau de son unité urbaine (+ 0,6 %).  Si Colmar suit une tendance similaire (+ 0,7 %), l’autre grande commune de l’est de la région, Mulhouse, voit sa population baisser après une période de stagnation (- 0,2 %). Elle augmente toutefois de 0,2 % dans son unité urbaine. À l’ouest, Reims et Troyes gagnent à nouveau des habitants (+ 0,3 % et + 0,2 %), après en avoir perdu entre 2006 et 2011. Ce retour de la croissance démographique est encore plus visible au niveau de leur unité urbaine (+ 0,3 % et + 0,6 %). En revanche, Metz et Nancy présentent un déficit démographique sur les cinq dernières années (- 0,3 % et - 0,2 %). Si Nancy voit sa situation se dégrader par rapport à la période précédente, la population se stabilise dans l’unité urbaine. À Metz, la perte est moins forte qu’entre 2006 et 2011 (- 0,3 % contre - 0,7 %) mais reste visible au niveau de son unité urbaine (- 0,1 %). Ces sept communes les plus peuplées présentent toutes un excédent naturel compris entre + 0,4 % et + 0,9 % mais leur solde migratoire est négatif, sauf à Colmar (+ 0,3 %). Le déficit migratoire est particulièrement important notamment à Mulhouse et à Metz (- 1,1 % et - 0,9 %).